Un tiers des Français auraient, pendant les premières semaines de confinement, replongé dans des passions oubliées depuis l’enfance. Un phénomène bien plus profond qu’une simple vague d’occupations : c’est la preuve qu’un temps imposé peut devenir une fenêtre d’opportunités. Loin des injonctions à "ne rien perdre de ce moment", une chose s’impose : apprendre pendant cette période, ce n’est pas se forcer à être productif, c’est simplement redonner du rythme à son esprit.
Pourquoi profitez du confinement pour apprendre la musique ?
La musique, souvent perçue comme un domaine réservé aux initiés, s’est révélée l’une des portes d’entrée les plus accessibles pendant les périodes d’isolement. Prendre une guitare, même sans aucune formation préalable, devient soudainement envisageable quand les distractions extérieures disparaissent. Ce n’est pas une question de talent, mais de régularité. Quinze minutes par jour suffisent, selon de nombreux retours terrain, pour atteindre un niveau où l’on peut jouer un morceau simple dès la deuxième semaine. Ce qui fait la différence, c’est la qualité de l’accompagnement : des plateformes proposent aujourd’hui des leçons vidéo claires, avec des fonctionnalités intégrées comme le métronome ou le capodastre, pour éviter de perdre du temps sur les réglages techniques.
C’est dans ce type d’expérience qu’on voit l’efficacité de l’apprentissage asynchrone : on progresse à son rythme, sans pression de groupe ni comparaison. Pour explorer ces pistes de savoirs méconnus, on peut consulter cette ressource - https://assocbs2.org/culture/apprendre-durant-le-confinement-des-activites-inattendues-a-essayer.php.
Comparatif des disciplines accessibles depuis son salon
Évaluer le temps et le matériel requis
Choisir une activité en confinement, c’est aussi faire le tri entre envies et réalisme. Toutes les disciplines ne demandent pas le même investissement en temps ou en équipement. Certains pensent qu’apprendre la programmation nécessite un superordinateur, ou qu’écrire un roman exige des heures filées sans interruption. En réalité, les pratiques les plus durables sont celles qui s’inscrivent dans un cadre modeste mais régulier.
Le coût moyen des plateformes
Heureusement, l’offre s’est démocratisée. De nombreuses plateformes proposent des abonnements sans engagement, souvent autour de 20 € par mois, accessibles via smartphone, tablette ou ordinateur. Cela rend l’apprentissage abordable, même pour ceux qui hésitent à s’engager financièrement. Voici un aperçu comparatif des trois disciplines les plus plébiscitées :
| 🎨 Discipline | ⏱ Temps suggéré | 🛠 Matériel requis |
|---|---|---|
| Apprentissage de la guitare | 15 à 30 min/jour | Guitare acoustique ou électrique, accordeur (souvent intégré aux apps) |
| Écriture créative | 20 à 45 min/jour | Ordinateur ou cahier, accès à des ressources en ligne (bibliothèques numériques) |
| Programmation informatique | 30 à 60 min/jour | Ordinateur avec navigateur, éditeur de code (souvent gratuit) |
Le point commun ? Aucune de ces activités ne demande un investissement colossal pour démarrer. L’essentiel, c’est la constance.
L'essor des MOOC pour booster sa carrière
Maîtriser le marketing digital et la gestion de projet
Bien au-delà des loisirs, le confinement a été pour beaucoup une opportunité de renforcer ses compétences professionnelles. Les MOOC - ces formations en ligne ouvertes à tous - ont vu leur audience exploser. Des domaines comme le marketing digital ou la gestion de projet sont particulièrement prisés. Ce qui plaît ? La possibilité de suivre des parcours structurés, parfois validés par des certifications reconnues, sans avoir à quitter son domicile.
S'initier au codage informatique à distance
L’initiation au codage informatique fait aussi partie des tendances fortes. Des plateformes interactives permettent de manipuler du vrai code dès les premières minutes, avec des retours instantanés. C’est un levier puissant pour changer de trajectoire ou simplement gagner en autonomie numérique.
L'importance cruciale de l'autodiscipline
Toutefois, réussir un MOOC, ce n’est pas juste s’inscrire. La clé ? L’autodiscipline. Sans emploi du temps imposé ni présence physique, il est facile de repousser une séance. Ceux qui vont au bout fixent un créneau régulier, comme un rendez-vous avec soi-même. Et ça, ça fait la différence.
Développer ses soft skills en télétravail
Améliorer sa communication en visioconférence
Le télétravail, amplifié par les périodes de confinement, a mis en lumière des compétences souvent négligées : les soft skills. Savoir s’exprimer clairement en visioconférence, par exemple, ce n’est pas inné. Des formations courtes proposent de travailler la posture, le regard, la gestion des silences - des détails qui influencent pourtant fortement la perception de l’interlocuteur.
Gérer son temps sans supervision directe
Autre défi : la concentration. Travailler chez soi, sans cadre hiérarchique en présentiel, demande une reconfiguration mentale. Des méthodes comme la technique Pomodoro ou la planification matinale gagnent en pertinence. Apprendre à s’organiser, c’est aussi apprendre à se faire confiance.
Les clés pour maintenir une motivation constante
Créer un espace de travail dédié
On sous-estime l’impact de l’environnement sur la motivation. Même dans un petit espace, aménager un recoin exclusivement dédié à l’apprentissage crée une frontière mentale. Cela aide à entrer plus vite dans le flux de travail, comme un signal pour le cerveau.
S'appuyer sur l'effet de consolidation du cerveau
Le vrai secret ? Comprendre que l’effet de consolidation est un allié puissant. En fait, le cerveau continue à traiter l’information après l’apprentissage, surtout pendant le sommeil. Des sessions courtes mais quotidiennes - 15 à 20 minutes - sont donc bien plus efficaces que de longues séances espacées. Ça vaut le coup d’être patient.
- 🌞 Fixer un objectif clair chaque matin
- 📐 Préparer son matériel la veille
- 📵 Couper les notifications pendant la session
- 💧 S’hydrater avant de commencer
- 📝 Noter ses progrès en fin de journée
Rompre l'isolement grâce aux communautés en ligne
Les forums d'échange thématiques
Apprendre seul, c’est risqué. On stagne, on doute, on abandonne. C’est là que les communautés en ligne prennent tout leur sens. Les forums spécialisés permettent de poser des questions précises, de trouver des solutions techniques, ou simplement de partager ses frustrations. Le retour d’un pair, même anonyme, peut relancer une motivation en berne.
Le rôle stimulant des réseaux sociaux
Les groupes Facebook ou les espaces Discord dédiés à une discipline créent un sentiment d’appartenance. Voir que d’autres traversent les mêmes blocages, c’est rassurant. Certains vont jusqu’à organiser des défis collectifs : "7 jours d’écriture", "30 jours de code", etc. Le collectif, même virtuel, donne du rythme.
Bénéficier de retours d'experts
Mieux encore : certaines plateformes intègrent des espaces où des professionnels répondent aux questions. Obtenir un retour constructif, même court, peut faire basculer une compétence du stade théorique au pratique. C’est ce genre d’interaction qui transforme une simple curiosité en apprentissage solide.
Les questions essentielles
J’ai peur d’abandonner après quelques jours, comment ont fait ceux qui ont réussi ?
Les personnes qui tiennent ne comptent pas sur la motivation, mais sur la régularité. Elles intègrent l’apprentissage comme un geste du quotidien, au même titre que se brosser les dents. Le secret ? Commencer très petit, presque trop facile, pour ne jamais rater une session.
Si je n'ai pas de budget, existe-t-il des options gratuites ?
Oui, de nombreuses ressources sont accessibles sans coût. Les bibliothèques numériques, les MOOC ouverts à tous ou encore les chaînes YouTube pédagogiques offrent des contenus de qualité. L’essentiel est de choisir une source fiable et cohérente.
Je n'ai jamais touché un instrument ou codé de ma vie, est-ce trop tard ?
Pas du tout. Les méthodes modernes sont pensées pour les débutants complets. L’important est de lâcher l’idée de perfection. Chaque expert a commencé par des fausses notes ou des erreurs de syntaxe. Ce qui compte, c’est de persévérer.
Que reste-t-il de ces compétences une fois le rythme normal repris ?
Beaucoup. Même si le temps dédié diminue, les acquis restent. Savoir jouer un morceau, écrire une page ou comprendre un code, c’est une base que l’on peut reprendre plus tard. Et souvent, ces compétences influencent positivement d’autres domaines, comme la créativité ou la rigueur.